ANNÉE DE CÉSURE : comment, pourquoi, combien ça coûte… tout en détail!

Catégories Accueil, Recommandations6 Commentaires

Pourquoi nous voyageons aussi souvent cette année, que faisons nous, pourquoi faire du projet de teaching, pourquoi faire du volontariat, pourquoi ces pays, comment avons nous organisés ces voyages? 

Nous répondons aujourd’hui à certaines questions que nous avons reçu par rapport à nos voyages depuis le début de l’année, en 4 étapes:

Année de césure/Aspect financier/Organisme ou non/Détails du projet.



Cette année est, pour la plupart des personnes que nous connaissons, une année « off », une pause durant nos études. Cette pause se doit être la plus rentable que nous le pouvons, la plus riche en expérience, enfin bref vous l’aurez compris: il faut en faire quelque chose. C’est donc l’occasion d’apprendre sur vous, et également de savoir ce que vous voulez faire plus tard, de trouver le domaine qui vous inspire, qui vous intéresse, de savoir quelle suite allez vous donner à vos études… car le but de cette année de césure est bien de prendre « une pause », pour ensuite reprendre de bon pieds nos études! 

Nous vous présentons donc ci dessous notre année de césure respective (expérience Sylvie, puis expérience Juldana), nous vous partageons notre démarche, nos ressentis, la finalité de ces expériences, toutes les informations, et les bons conseils nécessaires à cette année.

PS: On prévoit également de vous partager chacune de nos expériences de cette année par des articles à part, mais d’abord voici toutes les informations concernant cette pause dans nos études.

 



SYLVIE

  • Pourquoi une année de césure?

Avant même le début de mon second semestre en L3, j’avais pris la décision de prendre une année de césure. Depuis plusieurs années déjà, j’ai un projet professionnel qui implique beaucoup de déplacement à l’étranger. Qui n’aime pas les déplacements, partir à l’étranger ? C’est seulement plus tard que je me suis rendu compte que ce n’était pas si simple. J’étais donc un peu perdue entre poursuivre cette voie et en choisir une autre c’est pourquoi j’ai décidé de prendre une année pour « me découvrir » et savoir ce que je voulais réellement, et seulement après je reprendrai mes études.

  • Organisme, pas organisme ?

Je trouve que c’est assez difficile de faire du volontariat sans passer par un organisme, même si je pense qu’il doit exister d’autres moyens. Je suis donc partie avec un organisme car je trouve ça plus sûr: vous savez ce que vous allez faire, vous avez des contacts sur place et vous savez où vous allez être loger pour les mois qui suivent. Je trouve que la réelle question est plutôt partir avec quel(s) organisme(s) et pour quel(s) type(s) de mission(s). C’est là que commence la réelle recherche selon moi…

Partir en mission de volontariat est devenu quelque chose de plus en plus répandu et donc de plus en plus d’organismes vous proposeront leurs services. Et autant vous dire que la majeure partie des prix sont exorbitantsJe trouvais ça réellement dommage, que ça « gâche » un peu la beauté du geste. Si on fait une mission de volontariat c’est que l’on a envie d’apporter son aide, d’avoir un impact positif sur la vie d’autres personnes. Et tout le monde ne peut pas se permettre de débourser de telle somme. Donc ça peut freiner certaines personnes de partir…

Après de longues recherches et éternelles hésitations, j’ai décidé de partir avec AIESEC. Une association internationale gérée par des étudiants et des jeunes diplômés. Sur leur site internet vous pouvez voir les différentes missions qu’ils proposent en fonction des pays. Il faut savoir que pour partir avec AIESEC il faut soit être étudiant soit jeune diplômé (jusqu’à 2 ans après obtention du diplôme) d’une des universités partenaires.
Ils proposent 3 types de missions : Global Volunteer, Global Talent et Global Entrepreneur.

Après un entretien avec un manager en France, vous pouvez commencer à postuler pour les différentes offres dans le monde entier. Si votre candidature est retenue, vous serez contacter pour un entretien. Bien sûr moi j’ai tout fais à l’envers!  J’ai postulé, j’ai passé l’entretien avec les membres d’AIESEC de Taïwan puis j’ai rencontré ma manager française… non pas parce que je suis une adepte du compliqué mais parce qu’il y a eu un bug avec mon dossier! (quand je vous dis que j’ai pas de chance aha).

Concernant mon retour d’expérience avec cet organisme: autant avec l’équipe AIESEC France je n’ai eu aucun problème, ma manager me contactait régulièrement avant, pendant et après ma mission. Et en cas de problème je pouvais compter sur elle. Quant à AIESEC Taïwan, une réelle catastrophe.
Je reviendrai dessus en vous expliquant pourquoi dans un prochain article sur mon volontariat en question. Aucune organisation, aucun suivi de leur part, vous ne pouvez absolument pas compter sur eux.
Pour être franche, ils n’avaient ni la maturité ni le professionnalisme pour ce poste! Je connais pourtant des personnes pour qui ça s’est bien passé dans d’autres pays. Mais aussi d’autres pour qui ça s’est très très mal passé… Je pourrai malheureusement pas vous donner un avis final sur l’organisation. C’est à double tranchant: soit vous tombez sur une bonne équipe soit vous tombez une sur mauvaise équipe (si vous êtes plutôt mal chanceuse comme moi, évitez peut-être de défier le destin ahah).

  • Aspect financier

Alors une année de césure ça a un coût. Entre payer le billet d’avion, le programme et les dépenses quotidiennes une fois sur place, il vaut mieux être préparé. Je vous conseille de vous renseigner sur le coût de la vie du pays dans lequel vous projetez de partir, comparer le prix des billets d’avion sur différentes périodes. Essayez de choisir des périodes creuses si possible. Par exemple évitez de partir au Brésil la veille du carnaval.
Une fois toutes les informations réunis, vous pourrez établir un budget. Prévoyez quand même une large marge si vous êtes du genre à craquer facilement comme moi !

 

  • Détails du projet (+ Prix)

J’ai choisi un projet de volontariat de 3 mois à Taïwan, qui offrait plusieurs missions. Le programme se divisait en deux parties. J’ai d’abord été professeur dans une école primaire puis j’ai tenu des camps de vacances en ville, et à la campagne.

Ce que le programme inclus : logement + nourriture
Prix : L’avantage avec AIESEC, c’est le coût du programme. Il faut compter 250€ pour un volontariat (les prix ont légèrement augmenté en 2018, avant il fallait compter 225€).

Nourriture: En ce qui concerne la nourriture, cela dépend des missions. Certaines ne vous proposeront qu’un repas par jour d’autres aucun. C’est à vous de faire attention aux conditions avant de postuler mais n’hésitez pas à demander et vérifier avec les AIESECer locaux (membres de AIESEC).
Pour ce programme, j’étais nourri 3 fois par jour toute la semaine. Mais en réalité bien plus ahah ! Mes différentes familles d’accueil et mes collègues m’ont permis de goûter à toutes les spécialités locales. J’ai rarement autant mangé !

Logement : J’ai été placé dans 3 différentes familles d’accueil. En général vous n’êtes placé que dans une mais si j’ai dû changé aussi souvent c’est parce que les camps se tenaient dans différentes villes.

RESSENTI:

J’aimerai juste rappeler et insister que partir en volontariat n’est pas quelque chose à prendre à la légère!
On ne part pas pour s’amuser et apprendre l’anglais (car évidemment, si vous arrivez dans le pays sans parler un mot d’anglais cela risque d’être compliqué, et encore plus si vous devez enseigner l’anglais lol) mais on peut évidemment l’améliorer avec l’expérience, de plus nous avons des responsabilités, du travail à préparer… (en tout cas pour ce genre de mission!). J’ai rencontré des volontaires internationaux qui n’en pouvaient plus, qui ne voulaient qu’une chose: rentrer. D’autres qui bâclaient leur travail à cause d’une gueule de bois… Essayez également de vous renseigner sur la culture du pays pour ne pas être surpris une fois sur place.



JULDANA

  • Pourquoi une année de césure?

Initialement je n’avais pas vraiment prévu de prendre une année de pause.
J’essayais de préparer des concours de master durant mon année de L3, mais faire les deux en même temps devenait « trop lourd » et ce n’était pas vraiment un succès. De là, que j’ai décidé de prendre un an, pour me ressourcer, prendre toutes les infos nécessaires pour mon master, prendre le temps de savoir quelle branche choisir. Un an, pour éviter de me précipiter, et de prendre le premier master qui vient et ainsi éviter de regretter une année d’étude qui ne m’intéresserait finalement pas.

Je trouve qu’en université, ils ne vous donnent pas assez l’opportunité de réfléchir sur votre master, et les différentes options que vous avez à la fin d’une L3. Je me suis sentie comme « lâchée en plein désert » ou « lâchée en pleine savane »,  manque d’informations, perdues dans toutes les possibilités.

  • Aspect financier

Je m’y suis prise à la fin de l’année, un peu avant les résultats de L3.
En Mai, j’ai commencé à me renseigné sur le sujet de la césure et principalement sur comment financé cette année. C’est un point que j’ai abordé en premier, savoir si je pouvais bénéficié d’une aide financière, conservé ma bourse d’étude et si oui, comment procéder. Car il faut le dire, une année de césure coûte de l’argent, et avant de se lancer dans la gueule du loup, mieux vaut savoir à quoi s’attendre!

Si vous avez, comme moi, le statut de boursier, vous avez la possibilité de le conserver en restant lié à votre université. Pour cela il faudra remplir auprès du service qui s’occupe de votre promotion, un formulaire d’année de césure. Attention pas aussi simple: il faut le remplir avant une date limite, fournir toutes les preuves et des justificatifs concernant votre année de césure, et ensuite attendre confirmation. Alors petit conseil, mieux vaut s’y prendre à l’avance, cela vous évitera de passer à côté d’une aide financière, qui n’est jamais de refus ! (#gratteuse)

  • Organisme, pas organisme ?

Le deuxième point important, et pas des moindres est de réfléchir aux projets que nous allons entreprendre et bien sûr cela rejoint le point précédent : le coût de tout cela.
Pour ma part, l’humanitaire et le volontariat sont deux expériences différentes, l’aspect humanitaire étant un peu plus « fort » d’après moi, il faudra donc vous renseignez sur le but de vos projets.

J’ai moi aussi préféré passer par un organisme afin d’avoir quelque chose d’organisé, de savoir dans quoi je me lance et d’être un minimum « sécurisé » comme l’a dit Sylvie plus haut. C’est à dire être sûr d’avoir un endroit où loger, avoir des contacts sur place en cas de problème etc. Mais bien sûr, libre à vous de partir seul, à l’aventure! J’ai donc comparé certains organismes (là, tentez de visualisez les 45 onglets ouverts sur mon ordinateur!), principalement avec l’organisme Education First étant donné que j’ai déjà eu une première expérience avec eux, lors de mon voyage linguistique à Malte (plus de détails dans un prochain article sur cette expérience).

Je suis tombé sur WEP (lien direct vers les programmes et le site à retrouver un peu plus bas).
Cest un organisme proposant tant des séjours linguistiques (comme EF) que des séjours de volontariats. Ils ont des programmes dans le monde entier et pour tous les goûts, leurs partenariats locaux sont implantés un peu partout, vous aurez l’embarras du choix! Les projets sont tellement divers, et variés qu’au bout d’un moment j’avais littéralement beaucoup trop d’onglets d’ouverts… lol.
Au final mes choix se sont portés sur :
– Un projet de volontariat au Cambodge, dans une école privée exclusivement en anglais qui accueille les enfants les plus défavorisés.
– Un projet de volontariat en Australie, en tant qu’assistante de professeur dans des cours de langues française.

Les étapes d’après ont été de demander des devis, analyser les programmes, les détails (logement, nourriture, endroit, coeur du projet), des entretiens pour évaluer votre niveau en anglais et puis j’ai pris des rendez vous pour me rendre à leur bureau dans Paris, afin d’être conseillé et de voir au mieux ce qui conviendrait (longue hésitations concernant le volontariat: Bali ou Cambodge, et également hésitation entre Australie et Canada. Ce qui m’a fait penché la balance vers mes projets actuels ? Dans l’article qui parlera spécifiquement de ces expériences). 
J’ai donc été suivie depuis Mai, par la même personne s’occupant de mon dossier, ce qui était pour moi beaucoup plus simple étant donné que je participe à deux de leurs programmes. Toujours à l’écoute, toujours là pour répondre à mes questions par mails, pas un seul problème d’organisation, tout s’est déroulé de manière impeccable depuis le début et c’est pourquoi je recommande vivement cet organisme. Ils vous appellent meme 2 jours avant votre départ pour savoir si tout va bien, gardent contact pendant votre séjour, et également après votre séjour: le suivi est juste parfait,  exactement ce que je recherchais.

  • Détails sur les projets (+Prix). + Liens directs des programmes

J’ai choisis de partir pour un total de 6 mois, afin d’avoir un maximum d’expériences mais également d’avoir du temps pour préparer la suite de mes études… Les détails sur les projets :

1- Cambodge 

En naviguant sur le site, j’ai tout de suite accrocher sur le projet de volontariat dans une école pour enfants défavorisés (comme dit plus haut, mon choix de départ n’était pas le Cambodge mais Bali. Je vous en parlerai plus sur l’article concernant l’expérience en question, mais je ne regrette absolument pas d’être partie au Cambodge) dans le but de leur apprendre l’anglais.
Ce que le programme inclus :  nourriture+logement (oui, le vol est à votre charge).

Pour la plupart des programmes de volontariat qu’ils proposent, vous avez une semaine de « culture week » inclus avant de commencer le coeur du projet. La mienne s’est déroulée à Siem Reap (visite de la ville, les travailleurs artisanaux, relax à la piscine d’un hôtel… vraiment le top pour vous immerger dans le pays. Une vidéo concernant la culture week à retrouver sur notre instagram juste ici) puis on est monté au village où se déroule le projet: visite de l’école, visite du village.

Prix : Pour 1 mois cela revenait à environ 990€ (variable selon vos différentes options, pour faire un devis rendez vous sur leur site), en sachant que une part de votre paiement sera reversé à l’association sur place, soit l’école avec qui vous allez collaboré (plus de détails à retrouver directement sur le site).
Nourriture: vous êtes nourri 3 fois par jour en semaine, et 2 fois le week end (brunch et dîner). La nourriture était extra et cela vous permet de tester la cuisine local.
Logement: j’étais logée dans une « Volunteer House », une grande place avec des chambres à parts, qui regroupe tout les autres volontaires participant au projet pour la meme école, c’est donc l’occasion de rencontrer des personnes du monde entier, et c’est ce que j’ai vraiment aimé!

Lien direct pour retrouver ce programme en détail: JUSTE ICI.

2- Australie 


Pour compléter mon année, j’ai donc décidé de partir en Australie avec ce meme organisme, (après une longue hésitations, et une discussion avec ma conseillère WEP), dans un projet qui se rapproche de celui de Sylvie mais avec tout de même quelques différences.
En effet, je suis partie dans le cadre dapprendre le français aux Australiens. Pas seulement la culture française, mais littéralement la langue française. Le programme se nomme « Teacher Assistant » sur le site de WEP.
Mon but était de partir 4 mois pour ce projet, mais celui ci s’organise différemment du volontariat, le processus est un petit peu plus long. Il faut contacter le partenaire local, l’organisme se charge de trouver une école qui convienne à votre profil, à vos attentes, et des écoles qui sont à la recherche d’une assistante pour le français etc. Cela s’étendait donc à un peu plus de 4 mois au final  entre le moment où vous attendez la réponse du partenaire, le moment où vous partez… j’ai donc décidé de partir 2 mois (les possibilités de durée sont 2,4,7,11 mois et les départs se font selon des périodes précises contrairement au volontariat Cambodge, voir sur le site).

La procédure avant confirmation du projet ce déroule en plusieurs étapes: il y a des entretiens, de langue et également de personnalité. Ils vous demanderont aussi de remplir des formulaire, des papiers, faire des présentation de qui vous êtes, etc. Afin que l’école sache à quoi s’attendre, quelle personne vont ils accueillir, qu’ils se sentent sécurisé mais également pour votre famille d’accueil. Ils vous demandent également vos préférences de localisation dans le pays (j’avais écrit Sydney ou Melbourne) mais vous avertissent d’avance que cela n’est pas garanti à 100% que l’école se situe dans une de vos préférence (j’ai été très chanceuse!).
Vous l’aurez compris : c’est un projet auquel il faut réellement s’y prendre à l’avance.

Inclus dans le programme: logement en famille d’accueil (ou à l’école si l’école dispose d’un logement)+nourriture 3 fois par jour.
Prix: Pour 2 mois il faut compter environ 1000€ (encore une fois, plus de détails sur leur site, et cela dépend du devis que vous allez faire). Le vol n’est pas inclus.

Lien direct du programme en détail: ICI.

RESSENTI :

Actuellement, je suis encore en Australie pour le programme Teacher Assistant. Ce que je peux vous dire c’est que ces expériences sont très enrichissantes, l’expérience au Cambodge a été incroyable, et vraiment pleine de belles rencontres. Quant à mon expérience en Australie, le mode de vie étant totalement différent cela m’a permis de faire des comparaisons avec le Cambodge, mais également avec l’Europe, surtout au niveau des écoles… je vous en parlerai plus en détails lors de l’article sur les expériences en question!



 

Pour conclure, une année de césure n’est pas à prendre à la légère. Si vous voulez qu’elle soit bénéfique, efficace, et enrichissante, prenez les devants, organisez vous et garder en tête le but de cette année de pause. Renseignez vous sur les différents organismes, faites vous votre propre opinion, et partez à l’aventure !

N’hésitez pas à nous faire part de votre propre année de césure, comment vous y êtes pris, ce que vous avez fait, les mauvaises surprises, les bonnes surprises… On veut savoir!

Et on vous donne rendez-vous sur le site prochainement lorsqu’on vous partagera les articles spécialement conçus pour parler de ces expériences en question.

 

S&J

6 commentaires sur “ANNÉE DE CÉSURE : comment, pourquoi, combien ça coûte… tout en détail!

Laisser un commentaire