Projet de volontariat au Cambodge

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Hello!!

Après de longs mois d’absence et d’aventures, je me suis dit qu’il était enfin temps d’écrire sur la plus belle expérience que j’ai vécue durant mon année de césure: le volontariat au Cambodge.

J’avoue que je ne sais pas pour où commencer… Cette vidéo pour vous montrer l’ambiance générale que dégage cette expérience. Il y a tellement de choses à raconter sur cette expérience de 4 semaines. Ce fut 4 semaines riche en découverte, en émotions, les plus belles semaines des ces 6 derniers mois. J’avais hâte de vous en parler et de vous décrire tout le bonheur que cette expérience m’a fait vivre.

Vous retrouverez toutes les infos nécessaires au programme dans l’article récapitulatif de notre année de césure.


CULTURE WEEK

Le 27 Novembre 2017, fameux jour où ma grande aventure en totale autonomie commence. Toute première fois pour moi que je pars seule, loin, et aussi longtemps. L’adrénaline qui monte dès le moment où je met les pieds dans l’avion…
Une fois arrivée à Siem Reap, un taxi m’emmène à la « Guest House » qui me recevra pour la « culture week » prévu dans le programme de volontariat.

La Guest House:
Un peu plus éloignée du centre ville de Siem Reap, une grande maison familiale qui m’accueille chaleureusement. La famille qui nous hébergeait est donc partenaire de l’organisation GreenWay School, l’école concernée pour le projet de teaching.
La maison est propre, les chambres sont partagés avec des lits superposés et une grande moustiquaire (à mon plus grand bonheur).
Je rencontre un premier volontaire, avec qui on fait connaissance, puis deux nouvelles Australiennes nous rejoignent pour la semaine de la culture week. Un peu étrange au début, de rencontrer des personnes de l’autre bout du monde, mais des échanges tellement intéressants! Et ce n’était que la première semaine…

Le programme:
Celui ci incluait logement et nourriture, c’était l’occasion pour moi de tester encore plus de nouvelles recettes locales! Aussi l’occasion de visiter de nouveaux endroits, comme le musée de la guerre que je n’ai pas eu l’occasion de faire en Juin dernier lors de mon premier séjour au Cambodge, ou encore la découverte des métiers artisanaux. La semaine est programmée par l’organisme local, et non mon organisme de départ, WEP.
Journée type: petit déjeuner tous ensemble avec fruits/toast/pancakes… vers 8h/9h le programme du jour commence: musée, massages traditionnels, piscine, cours de langue et de cuisine, et bien d’autres découvertes.

 

 

 


VOLUNTEER HOUSE

Fin de la semaine de « culture week » ayant pour but de laisser les volontaires le temps de prendre ses marques dans le pays, et de découvrir Siem Reap, on visite l’école un peu plus au nord de Siem Reap, dans le village Samrong, un des plus défavorisés du Cambodge.
Qui dit nouveau village, dit nouvel hébergement. Un chauffeur de la Guest House nous emmène fin de semaine au village Samrong et à notre nouvelle maison. Cela ressemblait à un grand espace ouvert avec plusieurs chambres pour chaque volontaires.
Attention: ne pas s’attendre à la chambre hôtel****, nous sommes logés dans des conditions au strict minimum (pas d’eau chaude, un lit et une moustiquaire, un bureau) avec une grande table commune pour faire des apéro et jeux de cartes tous ensemble le soir.

La maison est à 15 min en vélo de l’école (je vous assure que sous la chaleur écrasante du matin et de fin de journée, on était tous tout rouge une fois arrivée à l’école et une fois qu’on revenait à la maison premier reflex: allumer les ventilations ! ahaha) dans laquelle j’allais enseigner l’anglais aux enfants, avec tous les autres volontaires, et on avait un vélo chacun à notre disposition.
Une famille réside dans cet endroit et le mari est le cuisinier officiel de la volunteer house. 3 repas par jours en semaine, 2 le week end, beaucoup de variétés de repas et des découvertes de saveurs locales, quelques fois il nous servait des choses « européennes » qui nous faisait du bien au corps (type crêpes, pancakes, donuts). C’était toujours TRES bon, et riche en quantité!! Un accueil tellement chaleureux et gentil.
Rien aux alentours, des « commerçants », des laveries (à 1 dollars le kilos, ce qui est un des heureux avantages du Cambodge haha), et des champs, lacs et parcs un peu plus loin.

Mais heureusement nous avions les week end off et possibilités de réserver des chauffeurs pour aller à Siem Reap ou autres destinations, comme cette visite un dimanche avec Matt, dans un coin un peu éloigné de notre village, Kathum. Le coin parfait pour se ressourcer devant un coucher de soleil et un calme dingue!

Nous sommes aussi partis en groupe un week end à Siem Reap, destination que vous pouvez retrouver dans l’article du Cambodge.

(Plus de photos à retrouver sur l’instagram travelispassion_sj)

Petite anecdote: dans l’article vous pouvez voir qu’on s’est levée très tôt pour avoir le magnifique levée de soleil rose/violet d’Angkor Wat. On avait profité de la Pub Street jusqu’à 2h du matin puis on s’est levées à 4h pour ces magnifiques images, mais pour infos j’étais tellement fatiguées que j’y suis allée avec les tongs de l’hôtel beaucoup trop grande lol je m’en suis rendu compte seulement dans le tuk tuk!


TEACHING PROJET : GREENWAY SCHOOL

L’école:

C’est une école privée, créée par un Cambodgien, gratuite et qui a pour finalité d’enseigner exclusivement l’anglais aux enfants venant d’un village des plus défavorisé du Cambodge. Les jeunes cambodgiens du village ont le choix d’aller soit le matin soit l’après midi à l’école cambodgienne classique et ensuite de compléter leur journée à l’école d’anglais totalement gratuite et avec des professeurs volontaires du monde entier.
Le projet m’a parût tellement génial, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle le soit encore plus une fois vécue!
Comme on le voit sur les vidéos et les photos du compte instagram travelispassion, l’école et les classes sont entièrement construits par des volontaires du monde entiers et locaux (certains volontaires ne font pas le teaching project mais le construction project). J’y retrouvais plein d’ondes positives, une école qui véhicule de très bonne valeurs à ces jeunes cambodgiens, et surtout un endroit qui me faisait me sentir HEUREUSE, avec rien et pourtant… tout le bonheur que cet endroit m’a procuré!

le directeur de l’école avec les enfants durant la pause

 

Déroulement/organisation des semaines de teaching:

On en arrive à une des plus importantes parties du programme: comment se déroule se projet d’enseignement? les horaires? les cours? nos classes?

– Les volontaires doivent donner des cours du lundi au vendredi, de 8h à 17h avec une pause midi où nous rentrons à la Volunteer House pour le repas (et une petite sieste hamac ahaha). La petite particularité du programme: chaque vendredi nous devons leur faire un grand contrôle, les tests de la semaine (voir s’ils ont appris les cours de la semaine) et ensuite activités!
Petite anecdote: pour mon premier vendredi après leur avoir fait le contrôle de la semaine, je suis directement aller leur donner leur petits cadeaux pour pouvoir jouer et faire des activités après le contrôle et puis je suis allée voir Math un autre volontaire Belge et il me dit « tu as déjà fini de les corriger et leur donner leurs copies? »…. j’avais complètement oublié hahaha! #badteacher lol donc je suis retourner en classe les corriger.

– Le programme d’enseignement est initialement donné par le directeur de l’école, qui au passage prend le temps de vous accueillir, vous présenter l’histoire de cette école, et de vous faire visiter les lieux. Chaque volontaire se voit attribuer une classe d’élèves avec un niveau allant de 1 à 6 en fonction de ce qui est disponible (selon les périodes de l’année il y a plus ou moins de volontaires)
Chaque semaine il y a des objectifs de thèmes/mots que les élèves devront connaître. Nous avons le livre des professeurs pour support de cours (principalement les choses qu’ils doivent apprendre) et c’est ensuite à nous, les professeurs volontaires d’imaginer le cours.

– C’est là que le projet est encore plus intéressant: le challenge. Nous avons la responsabilité de leur apprendre des choses à la fin de la journée, nous devons trouver les combines de cours qui ne les ennuieront pas et qui seront efficaces à l’apprentissage, nous devons faire des activités qui leur plaisent. C’etait tellement nouveau, mais tellement challengeant pour moi que j’en ai pleinement appréciée le défi.




Expérience et ressenti personnel:


– L’école et le programme d’anglais: 
J’ai eu le bonheur d’enseigner au niveau 2 une classe entière à moi toute seule, 30 élèves entre 8 et 13 ans. Comme je l’ai expliquée plus haut, la classe est divisée en deux: une partie venant le matin, et l’autre l’après-midi.
Les premiers jours lors de la liste d’appel je me suis dis que je retiendrai jamais tous ces prénoms et à ma grande surprise j’ai fini par les connaître par coeur et à tisser des liens incroyables avec chacun d’eux…

Au début, je n’étais pas à l’aise à l’idée de donner des cours, et c’était un peu flippant moi qui n’avait jamais mis les pieds dans l’enseignement. Puis au final il s’est avérée que je me suis mise dans la peau d’une professeure très rapidement et très naturellement. J’ai vachement pris plaisir à toujours chercher et creuser pour avoir des idées de cours, je me suis mise à dessiner des poneys et des pianos au tableau (pour le plus grand plaisir des élèves qui se moquaient de mes dessins ahaha).
J’ai été très étonnée de voir la soif d’apprendre de ces enfants, leur curiosité, leur joie de vivre. Le niveau 2 était assez avancé, ils connaissaient déjà pas mal de choses, et ils étaient très attentifs et sérieux. Agréablement surprise de leur respect envers toutes ses personnes venant du monde entier pour leur apporter un peu de notre connaissance, ils sont gratifiants et vous le font savoir avec leur sourire et leur accueil.
J’ai complètement adorée vivre cette expérience humaine, plus qu’enrichissante.

Le moment le plus riche en émotion: le dernier jour du projet de teaching. C’était un vendredi, donc jour de test. Une des filles de ma classe qui m’écrit sur sa copie « Teacher no go home ». Pour le dernier jour, après le contrôle, je leur ai donner des ballons, et encore d’autres petits jeux pour leurs petites pauses récréations et leur temps libre le vendredi. J’étais émue de les quitter aussi vite, mais j’ai promis de revenir dès que possible…

– Rencontres:
Je suis partie seule dans cette aventure pour pouvoir pleinement vivre l’expérience et ce que j’ai fais. J’ai rencontré des personnes tellement intéressantes, des quatre coins du monde et nous avions tous un point en commun: notre curiosité de découvrir le monde. Certains avaient déjà parcouru beaucoup de pays seul, d’autres non. C’était bien de voir comment je me confrontais à cette situation particulière: cohabiter avec des étrangers, et au final cela rendait nos échanges plus que riche avec toutes nos cultures et nos histoires propres à chacun d’entre nous. J’ai lié des liens unique avec certaines personnes dont je suis encore en contact aujourd’hui, que j’ai meme revu en Australie par exemple.

Concernant les coordinateurs de l’organisation de Greenway que ce soit l’école ou à la Volunteer House, tous étaient tellement chaleureux et accueillant. Toujours prêts pour nous aider, répondre à nos questions, trouver des solutions et arrangement pour les programmes. Nous avons passé des moments magiques tous ensemble, les repas, les sorties foot des garçons, les visites avec les coordinateurs. Des personnes qui s’investissent dans ce projet avec un coeur énorme. 

– Environnement et nourriture: 
La maison était très chaleureuse, c’était conviviale d’y venir entre chaque cours, le midi et fin des cours avec tous les autres volontaires. Gros challenge de vivre dans une maison avec vraiment le strict minimum mais surtout l’eau froide. Je sais le luxe que nous avons de se doucher à l’eau chaude été ou hiver et j’ai du me rincer à l’eau gelée tous les jours sachant que meme à 45 degrés je me douche toujours à l’eau chaude hahah très gros changement pour moi. Mais c’est aussi pour ça que je suis là: pousser mes limites, mes capacités, et évoluée.

Petite anecdote: moi qui ai peur des araignées, des petites bêtes en tout genre j’ai été servie lol (pas pire qu’au Vietnam… dont je vous parle dans un prochain article). Alors Dieu merci la moustiquaire existe, et je l’aspergeai de produit antimoustique matin midi soir et meme avec la chaleur je me couvrais tous le corps avec mon pyjama manche longue et chaussettes pour éviter tout contact avec quelconque bestiole hahaha. Et oui je suis loin du profil type aventurière dans la jungle! 

Concernant la nourriture, nous avons été gâtés à la Volunteer House. Des repas très bons tous les jours, des nouveautés, et parfois meme des petits plaisirs comme des donuts.
Cependant il m’est arrivée durant mes premières semaines de sentir mon corps lâché, me sentir faible, manque de vitamine. Cela dû à la température, le corps qui doit se faire au changement d’environnement et certainement au fait que je ne me nourrissait pas de viande.  J’ai à plusieurs reprise bu du coca-cola durant la pause récré du matin (alors que je ne bois jamais de coca) juste pour me réveiller et avoir un peu de sucre dans le sang.



POUR FINIR: 

Je ne sais vraiment pas comment transmettre tout mon ressenti sur cette incroyable expérience par écrit mais j’espère avoir transmis au maximum le principal: que j’ai découvert le Cambodge sous un autre oeil que celui touristique, j’ai découvert à quel point les enfants de ce pays on l’espoir d’avoir une meilleure vie en croquant à pleine dents toutes les opportunités qu’ils ont pour, en l’occurence ici l’apprentissage de l’anglais. Le fait qu’ils voient l’anglais comme une chance et un espoir pour leur vies futur est une réelle valeur qu’ils ont et qu’en tant que résidente d’un pays développé, nous oublions parfois leur importance. Nous oublions parfois qu’avec rien on peut être heureux. Je me souviens encore avoir été surprise de les voir s’amuser juste en jouant aux billes à la récré, choses que je n’avais pas vu depuis un moment.
Ces simples moments de vie qui m’ont fait sourire et comprendre qu’au lieu de se plaindre, parfois il faut juste savoir prendre le bon côté des choses, car il y a toujours du positif dans du négatif.

 

 

 

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